En sous-bois, certaines variétés montagnardes comme l'Arnica ou le Bugle pyramidal témoignent d'un lointain passé cévenol. En milieu humide et souvent tourbeux, s'étendent notamment le Droséra, petite plante carnivore, ou la Linaigrette, dite aussi «herbe à coton» du fait de son aspect. Au printemps, les mares sont les témoins de nombreux ébats sonores : symphonie moderne produite par l'orchestre des crapauds, Grenouilles rousses ou agiles, Tritons, Salamandres tachetées et même l'exceptionnel Sonneur à ventre jaune.
Au début de l'automne, ne manquez pas la soirée magique : le brame du cerf, roi de la forêt d'Orléans. Plusieurs centaines de cerfs et biches peuplent ce vaste domaine. Près du carrefour de la Résistance, à l'aube ou au crépuscule, il n'est pas rare d'apercevoir des hardes. Même le Chat sauvage observe parfois à la scène.
Le spectacle n'est pas fini car la forêt abrite trois espèces rares de grands rapaces : une population remarquable d'Aigles bottés, quelques couples de Circaètes Jean le Blanc et une quinzaine de couples de Balbuzards pêcheurs. Ces couples atterrissent vers la mi-mars en provenance d'Afrique tropicale et équatoriale, pour un retour cinq mois plus tard avec un à quatre petits. L'observatoire du Ravoir, ouvert au public, permet de suivre cette passionnante aventure.